Et si on développait ?

Développement à l'international - ABEO

Regards croisés d'Olivier Estèves, Président du groupe ABEO, référence mondiale des équipements de sports, et de Bertrand GHEZ, Directeur Exécutif chez CM-CIC Investissement, depuis 2009 au capital du Groupe ABEO.


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Développement à l'international - ABEO

Et si on développait ? Développement à l'international - ABEO

Olivier Estèves, Président du groupe ABEO, référence mondiale des équipements de sports,Bertrand Ghez, Directeur Exécutif chez CM-CIC INVESTISSEMENT, depuis 2009 au capital du Groupe ABEO.

Le groupe ABEO, nait en 2002, quand France Équipement, spécialiste des vestiaires collectifs, rachète GYMNOVA fabricant de matériel de gymnastique et ENTRE-PRISES, fabricant de structures d’escalade. Les deux marques sont aujourd’hui les leaders mondiaux de leurs marchés, GYMNOVA est même le fournisseur exclusif des Jeux Olympiques de Londres et de Rio.

Basé en Haute Saône, ABEO compte 33 sociétés avec des sites de production en France, aux Etats-Unis, au Canada, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Espagne et en Chine. Dirigé par Olivier Estèves, le groupe emploie plus de 950 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros, dont plus de 60% à l’international.

Question 1 : Pourquoi le choix d’un développement à l’international ?

Olivier Estèves : En 2002, nous étions trop dépendants du seul marché français, nous étions à la conjonction de deux cycles : le cycle de l’investissement public, et notamment des collectivités locales, et le cycle du bâtiment. Nous nous sommes dits alors : nous n’avons pas d’autre choix si nous voulions progresser, que de prendre pied à l’international.

Bertrand Ghez : Prendre pied à l’international, c’est devenu une nécessité. Si au 20e siècle, c’était une opportunité, c’est devenu une nécessité d’autant plus qu’ABEO est sur un marché de niche et doit s’inscrire pour l’avenir dans la mondialisation.

Question 2 : Quelle stratégie avez-vous mise en place ?

Olivier Estèves : Notre stratégie s’est imposée très vite. L’identification des gros potentiels sur les marchés mondiaux, l’internationalisation des équipes, et dans un 3ème temps l’identification de cibles sur les différents marchés clés.

Bertrand Ghez : Pour prendre en compte cette stratégie d’internationalisation et cette stratégie de croissance externe, nous avons donc réfléchi à la mise en place d’un système de bons de souscription d’actions qui a permis de mettre nos fonds propres au service de la croissance externe, à savoir chaque fois qu’il y avait une croissance externe, la possibilité de tirer des capitaux pour pouvoir financer ces opérations , ces opérations étant par nature des opérations à risque, et il fallait des fonds propres pour les sécuriser.

Question 3 : Quel est votre regard sur l’avenir ?

Olivier Estèves : L’avenir reste à l’international. Nous devons persister dans cette voie-là. Des opportunités s’offrent à nous encore, partout dans le monde mais avec une priorité, c’est la zone Asie-Pacifique, où le potentiel de croissance est gigantesque.

Bertrand Ghez : Avant de parler de l’avenir, je pense qu’il faut parler du passé récent et de cette magnifique opération qui a été l’acquisition de JANSSEN-FRITSEN. L’acquisition du néerlandais JANSSEN-FRITSEN a permis à ABEO d’être le leader européen incontesté et de pouvoir bâtir un socle solide pour le développement international, et notamment en Asie-Pacifique parce que c’est la prochaine étape.

Question 4 : Comment expliquez-vous la longévité de votre relation ?

Olivier Estèves : Avec CM-CIC Investissement, on ne se pose même pas la question ! La relation fonctionne, les contacts sont réguliers, ils sont inscrits dans la confiance. Ce n’est pas un sujet.

Bertrand Ghez : Je suis heureux de vous l’entendre dire, Olivier, parce que c’est les messages qu’on essaye de faire passer, nous, aux chefs d’entreprises, aux actionnaires de PME familiales qui doivent être inquiets lors de l’ouverture du capital, s’inquiétant effectivement des risques d’immixtion dans la gestion, de difficultés liées au relationnel avec l’actionnaire investisseur financier. Nous on essaie effectivement d’instaurer la confiance, et sur la base de cette confiance, assurer l’avenir de l’entreprise. Nous sommes des actionnaires de long terme. Nous aimons effectivement, face à un monde « court-termiste », s’inscrire dans le long terme grâce à nos fonds propres.

Question 6 : Enfin, avez-vous une question l’un pour l’autre ?

Olivier Estèves : Que sera ABEO dans 10 ans ?

Bertrand Ghez : ABEO dans 10 ans sera le leader mondial, la référence de son métier.

Bertrand Ghez : Qu’est ce qui est important pour vous, chez un investisseur financier à vos côtés ?

Olivier Estèves : La confiance.

© - septembre 2016 - Réalisation vidéo : The Links