Paroles d'entrepreneurs

Intech et CM-CIC Investissement, une rencontre tout en agilité

Positionné sur les métiers de l'automatisation des process industriels, le groupe Intech ne se voit pas comme une ETI mais comme une fédération de PME référentes sur leur marché de niche. Une approche à la fois agile et structurée que nous présente son Président, Michel Schenck.

Michel Schenck, Président

Comment est né le groupe Intech ?

Michel Schenck : De la confrontation de deux univers. D'un côté, celui des grands groupes où j'ai effectué toute ma carrière et occupé un poste de Directeur Général. De l'autre, celui des PME que je connaissais à travers mon rôle d'administrateur de Promalyon, entreprise cofondée et dirigée par mon frère, Jean-Yves Schenck et par Olivier Daniel. De cette rencontre est née une conviction : il était possible de construire une voie médiane permettant de combiner les avantages de ces deux mondes, en évitant leurs inconvénients. Plus précisément, de créer un groupe associant la souplesse d'une PME et la gestion structurée d'une grande entreprise. C'est sur cette double idée que nous avons créé le groupe Intech avec l'achat de Promalyon en 2009, une première croissance externe en 2010, puis 5 autres acquisitions jusqu'en 2017.

Le groupe Intech est donc aujourd'hui constitué de 7 structures de 10 à 40 personnes, très autonomes sur le plan technique et sur le plan commercial et soutenues par une holding qui gère les aspects stratégiques, financiers, juridiques, ainsi que les ressources humaines.

Quel est le « liant » entre ces différentes entreprises ?

M.S. : Si chacune de ces entreprises est spécialisée sur un marché de niche, toutes évoluent dans le même univers métier : celui de l'automatisation et de la robotisation du process industriel.

Cela signifie qu'elles ont toutes les mêmes compétences techniques (mécanique, électrique, informatique industrielle, robotique.), ce qui permet des synergies d'utilisation de ressources pour faire face aux pics et aux creux d'activité de chaque entité. Nous sommes également en mesure d'optimiser et de mutualiser nos investissements pour suivre les évolutions technologiques. La synergie commerciale est également un critère d'intégration, mais dans une moindre mesure. La cohérence des portefeuilles clients et la possibilité de partager des informations permettent de compenser en partie l'absence de communication média, propre aux PME. Toutefois, je le rappelle, chaque structure conserve son indépendance.

Au-delà de ces critères « métier », existe-t-il d'autres critères d'intégration ?

M.S. : Oui, un critère fondamental, probablement le plus important : la qualité du management, et plus précisément son adéquation avec notre mode de fonctionnement « collégial ».

Jusqu'à présent, si les dirigeants historiques de nos filiales sont restés aux commandes, c'est qu'ils avaient à la fois une vraie fibre entrepreneuriale et la capacité à échanger avec le groupe. Ces compétences d'entrepreneur sont un élément clé de notre succès.

Les croissances externes sont-elles votre seul levier de développement ?

M.S. : Notre modèle s'appuie sur 50% de croissance organique et 50% de croissance externe. Un plan de marche que nous avons réussi à tenir, avec succès, depuis 9 ans.

Quel rôle joue CM-CIC Investissement dans votre développement ?

M.S. : Ils nous ont décomplexés. Seuls, nous étions limités en matière de capacités de financement et de compétences pour poursuivre un développement plus dynamique que nous ne l'avions imaginé. Avec CM-CIC Investissement, ce plafond de verre a disparu. Nous ne pensons plus en termes de risques mais d'opportunités.

Les chiffres clés

  • 30 M€
    de CA
  • 165
    collaborateurs
  • 7
    filiales