Alstef et CM-CIC Investissement,
une rencontre en mouvement.

Rencontre à la Une

Alstef

Alstef et CM-CIC Investissement, un partenariat qui fait bouger.

Référence française de la manutention automatisée, Alstef est aujourd'hui le partenaire de dizaines d'industriels (agroalimentaire, cosmétique, construction automobile) mais également de plus de 30 aéroports dans le monde (Roissy, Montréal, Istanbul, Dubaï, Moscou...). L'entreprise, dirigée depuis 2006 par Pierre Marol, vise un triplement de son chiffre d'affaires d'ici 2017. Une performance largement à sa portée, avec un carnet de commande qui a doublé en 2015.

Pierre Marol
Pierre Marol,
Dirigeant de Alstef

Quel est le métier d'Alstef ?

Pierre Marol : Dès sa création en 1961, l'entreprise s'est spécialisée dans la conception, la fabrication et l'installation d'équipements pour la manutention et le stockage automatiques des palettes. Cette activité s'est enrichie dans les années 90 avec la manutention et le tri des bagages dans les aéroports. Aujourd'hui, notre chiffre d'affaires s'équilibre à part égale entre ces deux métiers.

Deux activités très proches

P.M. : Oui, pour la partie technologique, en particulier les logiciels. En revanche, nous sommes sur deux marchés aux fonctionnements très différents. Du côté « aéroport », les clients sont des entités publiques ou des grandes entreprises de génie civil qui procèdent par appels d'offres. Nos concurrents sont des acteurs globaux. Côté « logistique », nous travaillons avec des entreprises privées, très diversifiées, en particulier dans l'industrie agroalimentaire. Sur ce marché, nos concurrents sont des acteurs locaux.

Comment vous différenciez-vous de vos concurrents ?

P.M. : Dans un contexte d'appels d'offres sur performance, notre capacité à trouver la bonne solution au meilleur coût d'exploitation est reconnue. Nous sommes également l'un des rares acteurs à être totalement intégré au niveau logiciel. C'est une vraie force, à l'heure où de plus en plus de clients souhaitent déléguer la maintenance de l'installation à celui qui l'a conçue. Nous avons ainsi conclu des contrats d'entretien longue durée avec les aéroports de Roissy, Montréal et Moscou.

Quels sont aujourd'hui vos axes de développement ?

P.M. : Notre priorité est aujourd'hui de gérer notre croissance. Nous sommes en effet sur des marchés extrêmement dynamiques. L'activité « aéroport » est tirée par l'augmentation constante du trafic aérien et les problématiques de sûreté. L'activité « palettes » profite, quant à elle, des mutations dans la distribution des drives et le retour en grâce des commerces de centre-ville. Deux tendances qui rendent nécessaire une préparation des commandes automatisée. Pour satisfaire la demande nous menons donc une politique soutenue d'investissements et de recrutements. En 15 mois nous avons recruté plus de 50 CDI.

Vous privilégiez donc la croissance organique par rapport à la croissance externe ?

P.M. : C'est vrai que nous sommes très absorbés par notre développement organique mais nous restons en veille pour d'éventuelles acquisitions. C'est d'ailleurs dans cet objectif que nous avons fait entrer CM-CIC Investissement au capital en 2011.

Pourquoi ce choix de CM-CIC Investissement ?

P.M. : Nous avions besoin d'un partenaire qui nous crédibilise auprès d'un éventuel vendeur et qui nous accompagne sur des problématiques de rachat que nous ne maîtrisons pas. L'expertise de CM-CIC Investissement nous a notamment évité de nous engager dans des acquisitions en situations financières trop dégradées. Nous apprécions aussi que nos interlocuteurs nous fassent confiance, respectent notre point de vue, notre culture d'entreprise, et notamment notre attachement à la présence des collaborateurs au capital.

Les chiffres clés

  • 55M€
    de CA
  • + 55%
    vs 2014
  • 45%
    du CA à l'export
  • 235
    collaborateurs dont 70 au bureau d'Études