Ciné Digital Service et CM-CIC Investissement,
une rencontre qui en projette.

Rencontre à la Une

Ciné Digital Service et CM-CIC Investissement, un partenariat qui fait des entrées.

Spécialiste de l’installation d’équipements cinématographiques depuis les années 50, Ciné Digital Service est aujourd’hui la référence française en matière de projection numérique. À travers son réseau, le groupe équipe en effet près de 54% des écrans Français. À la tête de l’entreprise depuis 2002, Jean-Noël Fagot fait le point sur sa stratégie, basée sur l’innovation, le service et la remise en question permanente.

Jacques Reboh
Jean-Noël Fagot,
PDG de Ciné Digital Service

Comment avez-vous négocié la transition vers la projection numérique ?

Jean-Noël Fagot : Dans notre métier, nous avons toujours été habitués aux évolutions technologiques mais le passage de l’argentique au numérique était un challenge sans précédent. Dès 2005, pressentant la révolution, nous avons commencé à repenser le fonctionnement de l’entreprise, qu’il s’agisse de trouver de nouveaux fournisseurs ou de faire muter les compétences des équipes. Nous étions donc préparés au changement quand le mouvement s’est accéléré vers 2008-2009. Ainsi, du jour au lendemain, nous avons pu accompagner les exploitants lors de ce bouleversement technologique. Pour les clients historiquement attachés à leur cabine de projection, cette transition impliquait d’acquérir de nouvelles méthodes de travail liées à l’informatisation des systèmes.

Cette évolution dépasse aujourd’hui l’aspect matériel ?

J-N. F. : Le cœur de notre activité demeure l’installation et la maintenance des projecteurs et des chaînes sonores, mais le passage au numérique nous a conduits à devenir éditeur de logiciels et fournisseur des produits dédiés à l’exploitation cinématographique. Nous avons en particulier créé des solutions comme le TMS CinéDigital Manager® qui permet à la fois de gérer la projection mais aussi l’affichage dynamique (présentation des films, nombre de places) dans l’ensemble du Multiplexe. Le logiciel est aujourd’hui une référence du secteur, y compris dans les salles dont nous ne sommes pas installateurs. À terme, nous souhaitons couvrir l’ensemble des besoins en logiciel d’une salle de cinéma. Il ne s’agit pas seulement d’assurer au groupe une source de revenus complémentaires. Dans une économie fragile, ces services permettent aux exploitants d’optimiser leurs budgets et d’améliorer leur rentabilité. N’oublions pas que notre pérennité dépend de la leur.

Quels sont aujourd’hui vos axes de développement ?

J-N. F. : Au-delà des innovations produits et services, nous souhaitons poursuivre la consolidation de notre réseau en France. Cela passe notamment par le rachat ou le renforcement des liens avec les partenaires sur l’ensemble du territoire français (Paris, Marseille, Lyon). C’est une concentration qui répond à celle des fournisseurs de matériels et des circuits d’exploitation et nous permet de garder un vrai pouvoir de négociation. Nous souhaitons également accélérer notre développement à l’international, initié avec la création du GEIE Européen UNITIA, qui regroupe aujourd’hui des acteurs importants du secteur en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni, au Portugal, en Pologne et en Italie.

Quel rôle CM-CIC Investissement joue-t-il à vos côtés ?

J-N. F. : À l’origine, en 2002, CM-CIC Investissement est entré au capital pour faciliter la transmission de l’entreprise entre l’ancien dirigeant et moi-même. Depuis, nous avons construit une relation de confiance à long terme, y compris dans des périodes plus difficiles. Pour un pur opérationnel comme moi, cet accompagnement permet de sortir la tête de l’activité et d’échanger sur les problématiques de marché.

Les chiffres clés

  • 36 M€
    de CA cumulé du groupe en 2015
  • 70
    personnes
  • 54 %
    des salles de cinéma installées par Ciné Digital Service