Gautier et CM-CIC Investissement,
une rencontre pleine de vie.

Rencontre à la Une

GAUTIER et CM-CIC Investissement, un partenariat agile.

Leader européen des meubles contemporains, Gautier a fait de l’innovation et du « made in France » sa marque de fabrique. Une dynamique qui se retrouve dans l’esprit très « start up » insufflé depuis 5 ans par David Soulard, ses frères et sœur, représentant la 3ème génération de la saga familiale.

David Soulard
David Soulard,
PDG de Gautier

Comment se porte le marché du meuble aujourd’hui ?

David Soulard : C’est un marché très sensible à la conjoncture et au climat de confiance. La dynamique a été très forte en début d’année 2016, avec une phase d’équipement sans trop de retenue de la part des Français. On a ainsi vu une progression de près de 6 % sur le premier semestre, grâce notamment à la relance du marché de la construction. En revanche, les choses se sont dégradées à partir de juillet. L’été caniculaire a amené les consommateurs à vivre plus à l’extérieur et donc à moins se préoccuper des aménagements intérieurs. L’attentat de Nice a fortement marqué les Français dans leur esprit et leur confiance. Une instabilité qui se poursuit avec le résultat des élections américaines et le début de la période électorale en France.

Comment gérez-vous cette instabilité ?

D.S. : Le premier levier est de travailler sur ce paramètre de confiance, en particulier sur le marché moyen-haut de gamme sur lequel nous sommes positionnés. Pour Gautier, cela passe par le renforcement de notre réseau de magasins lancé il y a une dizaine d’années. Le maillage géographique permet d’offrir une proximité rassurante à nos clients. Cela va de pair avec la mise en avant du « made in France », un élément majeur de notre reconnaissance nationale. Dans un monde qui doute, l’origine, la qualité et la sécurité des produits arrivent aujourd’hui en tête des critères d’achat.

Ce choix du « made in France » ne pose-t-il pas de problème de compétitivité ?

D.S. : Non, à partir du moment où tout est mis en place pour garantir l’agilité de l’entreprise.
Sur le plan industriel, nous avons investi dans de nouvelles lignes de production, qui, outre l’optimisation des coûts, nous permettent de changer les collections et d’apporter des nouveautés plus souvent.
Là où il nous fallait 4 jours pour fabriquer un meuble, 4 heures suffisent aujourd’hui.
Nous ne sommes pas dans une logique de « fast fashion » comme certains acteurs de l’habillement, mais on s’en rapproche.
Sur le plan humain, cette agilité appelle une mutation des métiers au sein de l’entreprise. Les ébénistes sont devenus des ajusteurs, les techniciens de maintenance, des programmateurs. Toujours dans une logique d’agilité, cette évolution s’accompagne également d’un nouveau pacte social, plus flexible, qui permet de travailler moins quand l’activité ralentit mais plusieurs samedis de suite quand c’est nécessaire. Au niveau créatif, on est également passé d’un modèle où des ingénieurs avaient la mainmise sur la R&D à une logique de management de l’innovation. Nous avons ainsi créé un Lab, où des collaborateurs, issus de tous les métiers de l’entreprise, proposent des innovations produits et services qui nous permettront d’avoir un coup d’avance.

Des évolutions qui se traduisent également avec d’importants efforts de communication ?

D.S. : Nous sommes en effet très présents en télé pour ancrer la marque et le meuble comme un élément incontournable d’une certaine qualité de vie. Nous travaillons également fortement la relation client, avec le lancement d’un nouveau concept « Tribe », qui permet de cultiver le rapport à la marque. Cela se traduit notamment par un grand projet artistique présentant 52 enfants dans le monde, photographiés dans leur chambre Gautier. Depuis la création de l’entreprise, près de 4 millions d’enfants ont dormi dans du Gautier. C’est un terreau formidable que nous souhaitons exploiter.

Gautier est aujourd’hui une marque internationale.

D.S. : Oui, nous réalisons 25 % de notre chiffre d’affaires à travers une cinquantaine de magasins à l’étranger. Nous avons fait le choix de nous implanter sur les pays émergents où le style de vie à la française est une référence.

Quelle est la place de CM-CIC Investissement dans votre développement ?

D.S. : Nos actionnaires ont bien entendu un rôle déterminant dans notre capacité à investir. Comme nos consommateurs, nous avons besoin d’un climat de confiance pour avancer. En s’inscrivant dans la durée (depuis 1999), CM-CIC Investissement nous apporte ce supplément de sérénité pour mener à bien notre développement.

Les chiffres clés

  • 900
    collaborateurs
  • 115
    magasins en France et dans le monde
  • 130 M€
    de CA