Log’s et CM-CIC Investissement,
une rencontre qui transporte.

Rencontre à la Une

Log’s et CM-CIC Investissement, un partenariat en toute logistique.

Créé en 2002, Log’s est aujourd’hui le numéro 1 de la prestation logistique et transport en Hauts-de-France et l’un des 3 premiers acteurs français de la logistique e-commerce. Franck Grimonprez, son PDG fondateur, nous explique comment sa vision résolument orientée « services » du métier lui permet aujourd’hui d’afficher une croissance annuelle de 20 %.

Jacques Reboh
Franck Grimonprez,
PDG et fondateur de Log’s

Comment Log’s est-il né ?

Franck Grimonprez : Je suis issu d’une famille présente dans le monde de la logistique depuis des décennies (Transports Grimonprez). Après avoir fait mes armes à la direction d’une entreprise logistique, extérieure à la sphère familiale, j’ai décidé de repartir à zéro à 32 ans en créant Log’s, une alternative aux grands groupes de logistique. Je me suis dans un premier temps appuyé sur un tour de table familial pour créer une petite structure de 22 collaborateurs. C’était en 2002. Aujourd’hui l’entreprise compte 1 350 salariés.

Sur quels marchés intervenez-vous ?

F.G. : À l’origine, nos clients étaient les industriels de l’automobile (Renault, Toyota, Peugeot) et du textile (Okaïdi, Jacadi). Mais nous avons rapidement surfé sur la vague du e-commerce qui représente aujourd’hui près de 40 % de notre activité. Nous travaillons avec la plupart des « pure players » du secteur, comme La Redoute.fr ou Ventes privées. Nous sommes également très présents auprès des enseignes de distribution comme Auchan, Electro Dépôt, Midas ou Norauto. Notre implantation régionale avec les sièges de toutes ces sociétés nous offre bien entendu une proximité dans une région hautement stratégique pour la logistique européenne.

Comment décririez-vous votre activité ?

F.G. : Nous sommes des prestataires de services logistiques. Nous proposons à nos clients une offre globale et sur mesure. Notre métier est aujourd’hui de piloter, d’organiser et d’administrer la logistique des ventes. Il s’agit naturellement d’assurer le transport en amont et en aval, mais également de prendre en charge l’ensemble des missions complémentaires, qu’il s’agisse du contrôle qualité, du reconditionnement ou de l’étiquetage pour le client final. Cela peut aller très loin comme la pose de joints de portes de voitures avant leur assemblage ou la couture d’étiquettes, les tests de lavage et de conformité des couleurs pour une marque de textile. Nous gérons aussi la mise en ligne des stocks pour le réapprovisionnement de boutiques ou de chaînes de montage, mais également pour la prise de commande personnalisée de clients B to C.

Quels sont pour vous les enjeux de demain ?

F.G. : En premier lieu, accompagner la mutation multicanal de nos clients, en B to B comme en B to C. Il faut aujourd’hui être en mesure de répondre à toutes les demandes, qu’elles émanent d’un service achat, ou d’une boutique, d’un ordinateur ou d’une tablette. Cela implique toujours plus de mécanisation et d’automatisation avec beaucoup d’ingénierie. Nous investissons également pour suivre nos clients à l’international, avec, cette année, un focus tout particulier sur l’Espagne et la Chine. Nous mettons enfin des moyens importants pour faire en sorte que l’ensemble de nos collaborateurs comprennent la cohérence de notre projet d’entreprise et se l’approprient. Un projet qui place l’humain au cœur des process et du développement.

Croissance organique ou croissance externe, quel est votre modèle de développement ?

F.G. : Nous avons un modèle mixte puisque notre croissance s’est appuyée sur la signature de contrats de prestations logistiques, d’investissement dans de nouvelles plateformes (700 000 m2 cumulés aujourd’hui) mais aussi par l’acquisition de fonds de commerce ou de sociétés qui étaient en manque de capacité d’investissement. Une capacité dont nous avons su nous doter avec l’ouverture de notre capital aux investisseurs et plusieurs levées de fonds à partir de 2006.

L’arrivée d’investisseurs à vos côtés a donc été déterminante ?

F.G. : En 2006, j’ai convaincu les actionnaires familiaux que notre métier était capitalistique et qu’il nous fallait renforcer notre haut de bilan pour avoir les capacités d’investir. Toutefois, nous avons été particulièrement vigilants sur le profil des investisseurs. Ceux-ci devaient partager à 100 % nos valeurs de disponibilité, de réactivité et d’écoute client. Nous recherchions également des partenaires capables de s’inscrire dans un projet à moyen et long terme. C’était exactement le cas de CM-CIC Investissement, un acteur de proximité qui connaît, et c’est rare, les besoins réels d’une ETI et qui participe aujourd’hui à nos comités stratégiques pour faire grandir et avancer l’entreprise.

Les chiffres clés

  • 84 M€
    de CA
  • 1 350
    collaborateurs
  • 700 000 m2
    d’entrepôts